mardi 26 juin 2007

" Ce qui m’a frappé au sujet d’Auschwitz "

Personnellement, j’ai lu les livres de Primo Lévi « Si c’est un homme » et d’Ida Grinspan « J’ai pas pleuré ». J’ai également assisté au témoignage poignant d’Ida. Son récit a été bouleversant. Ce qui m’a choqué le plus, c’est le nombre de juifs (et autres) déportés en une période courte mais trop longue ; les arrestations et leurs motifs, l’âge des personnes déportées…

La vie au camp telle qu’elle est décrite soit par Primo Lévi soit par Ida Grinspan me paraît horrible. Lorsque je me met à la place d’Ida ; moi, perdre tout d’abord ma mère, être déportée à 14ans, passer un voyage abominable dans un wagon à bestiaux, affronter le froid, la fatigue et les maladies… Elle pense que c’est grâce à son esprit de jeune fille et à sa volonté de vivre qu’elle a survécu ; je pense qu’à sa place, je n’aurai jamais supporté, je n’aurai jamais su dire que j’avais eu de la chance ! Parce qu’Ida se trouve chanceuse !!! J’admire son courage et sa force émotionnelle.

Mes camarades de classe, eux, sont partis à Auschwitz et ont visité les camps de concentration et d’extermination. Leurs récits sont également bouleversants. Ils décrivent les cheveux, les objets personnels, les chaussures, les lunettes des victimes… Les odeurs, elles aussi, ont été marquantes. Ils étaient témoins du froid : ils sont allés en Pologne au mois de janvier. C’est surtout le vent qui était glacial mais il faisait 9°C et non pas –20°C. La neige n’était pas présente. Ils évoquent également les latrines et les dortoirs avec le manque d’hygiène.

Mais ce qui reste le plus dans les esprits, c’est le Block 11, les salles de tortures. « Cela m’a dégouté », « Je trouve ça dégueulasse », d’autres ont pleuré ; « c’est choquant… »

E.P

" Nous sommes arrivés dans la matinée..."

Nous sommes donc arrivés au camp dans la matinée et quand nous sommes passés devant le camp d'Auschwitz, je ne pensais pas que nous étions arrivés, car je voyais des bâtiments en briques et jamais je n'aurais pensé que ce pouvait être Auschwitz. Ce n’est pas que j'ai trouvé que les bâtiments étaient beaux et que je les avais déjà vus en photo je n’arrivais pas à imaginer que c'était le camp.

Nous avons d'abord visité le camp d'Auschwitz-Birkenau, en commençant par nous montrer le train dans lequel les gens passaient plusieurs jours dans des conditions inhumaines quand ils étaient envoyés dans les camps. Mais la manière dont le train était présenté faisait vraiment penser à une pièce de musée. Ensuite on est entré dans le camp et j'ai été surprise par le silence et par la taille du camp. En effet, on nous avait dit que c'était bruyant par les cris des SS, des chiens, les bruits insupportables de ceux qui mouraient.

On a visité le camp en ayant tout au long du parcours des explications et on nous a montré les latrines et les baraques, mais je n'aurais jamais imaginé qu’un millier d'hommes y dormait surtout en pensant aux conditions de vie ( les gens empilés les uns sur les autres, le bruits des mourants, et dans les latrines : aucune intimité ); cela m'a choqué.

A la fin de la visite, on s'est recueilli sur le monument aux morts, et j'ai vraiment été touchée par ce que Ida Grinspan a dit lorsqu'elle a pris la parole. D'autant plus qu’elle a vécu l'enfer des camp de concentration. La visite de Birkenau finie, nous sommes allés au camp d’Auschwitz I et j'ai été choquée de la manière dont le camp était organisé et aménagé. J'ai vraiment eu l'impression d'être dans une petite ville ( les lampadaires, les trottoirs, les rues pavées, les arbres, les numéros aux portes d'entrée ). Si je n'avais jamais entendu parler du camp, de ce qui s'y était passé, jamais je n'aurais pensé que des gens y avaient été torturés et tués.
On est rentré dans plusieurs "maisonnettes" où on a pu y voir les pièces où dormaient les prisonniers, où ils étaient torturés ( en particulier celle où les prisonniers étaient enfermaient dans un espace de 1m² ), mais j'ai vraiment été écoeurée quand on a été dans une très grande pièce où dans une vitrine des tonnes de cheveux étaient exposées. L'odeur était désagréable et cette montagne de cheveux féminins ne représentait qu’une partie des femmes qui ont été exterminées. Il y avait aussi les pièces où l'on trouvaient les chaussures, les lunettes ou encore les casseroles, qui m'ont fait la même impression. En dernier, on a été dans une chambre à gaz et on a vu les fours crématoires, et j'ai pensé à tous ces gens qui étaient morts dans ces camps juste parce qu'ils n'étaient pas "conformes" à l'idéologie nazie.

Ce voyages d’étude nous a permis de mieux nous rendre compte de l'horreur des camp et des conditions inhumaines dans lesquels étaient envoyés ces femmes, ces enfants, ces hommes. C'est quelque chose qui selon moi est important à faire, comme devoir de mémoire afin que plus jamais de telles atrocités ne se reproduisent.

A.C

" Cruauté à l'état pur..."

Cruauté à l’état pure

-Comportement inhumain, immoral, innommable

-Nous avons du mal à réaliser que l’Homme ai pu atteindre un tel degrés d’atrocité.

-Le nombre de morts est considérable mais nous ne réalisons pas réellement l’ampleur de la chose, le nombre de vies que cela a pu briser.

-Nous avons du mal a comprendre qu’il n’y eut pas de réactions, de mesures prises rapidement face à ce massacre.

Les civils, l’armée, les différents chefs du gouvernements des pays engagés dans la seconde guerre mondiale , devaient être au courant de l’arrestation et de la déportation de millions de juifs. Alors comment se fait-il qu’il n’y eut aucune réaction notoire pour mettre fin aux agissements des nazis ?

-Nous ne comprenons pas non plus…mais d’un autre côté quel raisonnement logique y a-t-il au génocide de millions de personnes…qu’y a-t-il a comprendre aux meurtres d’enfants pour la seule raison d’être différents, de croire en d’autres valeurs, d’être juif…. ?

Actes impensable à notre époque même si les marques du racisme sont encore présentes.

-Sentiment de révolte face à cette injustice et non de vengeance (cela ne servirait à rien et ne résoudrait pas le problème)

-Finalement nous avons du mal à retranscrire nos sentiments sur ce crime contre l’humanité, nous ne pouvons pas mettre de mots cette ignominie qu’est la Shoah.

A.D

Mes Impressions...

Nous atterrissons enfin en Pologne à Cracovie puis nous nous rendons en car à Auschwitz.

Déjà, je ressens une étrange sensation : l’air semble lourd, pesant et chargé des atrocités commises en ces lieux.

Après avoir entendu et lu autant de témoignages, vu tellement de documentaires et malgré une certaine préparation psychologique, un sentiment de deuil mais aussi d’impuissance se repend inéluctablement en moi. Malgré tout, on ressent une certaine satisfaction une fois sur place répondant à l’attente de l’évènement mais aussi au fait qu’on puisse enfin se dire « Je suis témoin oculaire ».

Les conditions météorologiques nous sont favorables ce qui accroît une fois de plus, la difficulté à nous mettre dans les conditions des déportés…

-La première halte nous mène aux wagons servant à transporter les déportés au camp. Je suis tout de
suite frappé par leurs hauteurs et par leurs tailles.

Comment s’imaginé qu’une centaine de personne puisse s’entasser dans un tel espace et durant un si long laps de temps ?

C’est d’ailleurs ce sentiment d’ignorance et d’incompréhension qui me suivra tout au long de ma « visite ».

- Nous nous arrêtons ensuite à la célèbre porte menant au camp.

Paradoxalement, j’ai l’ai trouvé très « étroite » et petite au vu des événements qui s’y sont déroulés et par rapport a l’image que je m’en faisait.

Puis, nous entrons enfin dans Birkenau même.

Tout ce qui se présente à nous n’est autre qu’un immense champ où règne le silence perturbé quelque fois par le bruit des bourrasques de vent. Ce vide me trouble mais très vite les baraquements contribuent à me rappeler la véracité des faits.

La visite de l’un deux ainsi que celle des latrines m’a particulièrement ému puisque je suis maintenant plus apte à prendre conscience de la réalité du quotidien.

- Puis, pour terminer notre visite de Birkenau, nous nous sommes dirigés vers les chambres a gaz.

Lorsque j’ai traversé le long chemin menant à ces chambres, j’ai essayé de me mettre dans les conditions mentales d’un déporté en m’imaginant ce que pouvait ressentir un Homme qui ne savait pas où il allait ni ce qu’il allait devenir. L’expérience est vraiment troublante et assez indescriptible : je ne pouvais me détacher de la conviction qu’au bout de ce chemin se trouvait la mort.

Au bout de l’allée, se trouvaient donc les chambres a gaz. Il m’a été très difficile de me dire que c’était à cet endroit précis, où je me tenais, qu’avaient été commis tous ces crimes. Je me suis tout de suite demandé « comment un compartiment aussi petit a-t-il pu enlever autant de vies ? »

Dans la fin de l’après midi, nous arrivons a Auschwitz. L’entrée est caractérisée par le célèbre écriteau « Arbeit macht frei ». Tout comme dans Birkenau, l’ambiance est pesante et la présence précoce de la nuit accentue notre appréhension. De plus, tous les bâtiments sont en parfait état et l’image que je me faisais d’Auschwitz est proche de la réalité.

Le camp est maintenu devenu un musée et le moment le plus redouté mais le plus attendu par chacun arrive : nous allons enfin visiter les salles où sont entreposés les cheveux, les prothèses et les ustensiles des victimes. Je sais pertinemment que la quantité de cheveux que je vois aujourd’hui n’est rien comparée à la réalité mais cela suffit amplement à me faire prendre pleinement conscience des atrocités.

Je me disais que ces objets étaient les restes, les mémoires des victimes et qu’ils étaient en quelque sorte encore vivants. J’essayais de remettre chacun d’entre eux sur l’un des très nombreux portraits faisant office d’hommage aux victimes et qui étaient entreposés dans une des pièces principales du camp.

- Je retiens donc de ce voyage beaucoup d’images ainsi qu’une immense fierté d’avoir pu visiter le camp ; ce qui fait maintenant de moi un témoin oculaire des atrocités commises par les nazis.

A.K

Souvenirs d'Auschwitz

L’endroit du complexe d’Auschwitz qui m’a le plus marquée est le sous-sol, du block 11, dans le camp numéro 1. Ce sous-sol abritait les cachots où certains déportés étaient emprisonnés, par punition, représailles, ou d’autres raisons…

Les différentes cellules présentes témoignent de la cruauté des supplices : cellule de la faim, cellules de 1m2, où les prisonniers étaient « hébergés » à quatre pour la nuit, et destinée à les faire mourir d’épuisement,…

Ce sous-sol résume à lui seul l’univers du camp : la déshumanisation des prisonniers, la cruauté des traitements réservés aux prisonniers et du système concentrationnaire en lui-même…

Cependant, c’est aussi dans ce sous-sol que l’on peut reprendre espoir dans l’Humanité. En effet, en visitant le complexe d’Auschwitz, on peut être pris par le désespoir, tant on a l’impression que l’on est peu protégé de ce genre de chose.

Mais, en entendant l’histoire d’hommes qui ont aidé leurs compagnons de misère, on se reprend à croire que le bilan n’est pas si sombre que cela.

L’exemple que l’on en voit dans le sous-sol du block 11 est la cellule où fut enfermé le Père Maximilien Kolbe, et où sa mémoire est conservée. L’histoire de ce prêtre polonais qui donna sa vie pour sauver un autre homme nous rappelle que dans les camps, il y a eu des hommes qui, comme pour contrebalancer la cruauté de leurs bourreaux, ont fait preuve d’une Humanité et d’une charité sans égale.

Ils l’ont fait dans les camps, de la même manière que les « justes » ont protégé juifs et résistants au péril de leur vie, tandis que d’autres hommes se sont tu, ou même ont collaboré à ce crime…

A.D

jeudi 10 mai 2007

" Auschwitz, c’est un grand champ de ruines "

Auschwitz, c’est un grand champ de ruines. Il y fait extrêmement froid, même si lorsque nous y étions, les conditions météorologiques n’étaient pas les pires qu’il soit. Nous avons visité le camp de concentration en lui-même (les baraquements), et la partie exterminatrice d’Auschwitz (les fours et chambres à gaz).

Selon moi, Auschwitz est vide et en partie figé, comme si la mort n’avait pas vraiment quitté ce lieu : j’ai eu l’impression qu’il restait quand même une atmosphère de peur qui m’a mis mal à l’aise.

L’endroit qui m’a le plus marqué est la chambre à gaz, ainsi que la salle où les cheveux étaient entreposés.

Un commentaire, qui m’a paru important, explique que certains hommes qui travaillaient dans le camp se sont rebellés et ont voulu faire exploser les crématoires. Pour moi, cela signifie qu’il restait encore quelque chose d’humain en eux et dans un sens je les admire car ils ont eu le courage de se rebeller contre un crime.

Une autre chose qui m’a marquée, ce n’est pas vraiment un objet, mais c’est le barbelé qui entoure complètement le camp. Cela m’a donné l’impression d’être en partie déshumanisée, puisqu’on met souvent du barbelé autour des prés pour les animaux, pour qu’ils ne sortent pas.

Même si je n’ai eu qu’un aperçu de ce qu’est et a été Auschwitz, je trouve que le plus dur dans le devoir de mémoire est de raconter ce qu’on a vu, entendu ou ressenti, et je comprends mieux pourquoi beaucoup de survivants des camps de concentration n’ont pas voulu dire ce qu’ils ont vécu. Mais je comprends aussi la phrase d’Ida Grinspan « Si vous rentrez, il faudra leur dire. Ils ne vous croiront pas, mais il faudra leur dire. » et pourquoi le devoir de mémoire est important.

E.B

"L' image qui m’a le plus marqué "

L’image qui m’a le plus marqué c’est sans aucun doute celle de ce wagon qui à lui seul représentait ces convois interminables qui transportaient tous ces Hommes vers cette usine de mort qu’était Auschwitz-Birkenau.

Lorsque l’on voit ce wagon on ne peut s’empêcher de penser à tous ces convois qui acheminaient des quatre coins de l’Europe tous ces hommes, femmes et enfants vers une mort horrible. Il faut s’imaginer qu’ils étaient entassés dedans pire que du bétail, n’ayant plus aucune place pour s’asseoir ou s’allonger, n’ayant pas d’eau, pas de nourriture. De mémoire de rescapés ces interminables convoyages qui pouvaient durer des jours et des jours entiers étaient l’une des pires choses qu’ils aient vécu.

Par ailleurs de là ou l’on se trouvait on pouvait apercevoir le cheminement des rails qui aller jusqu’à cette porte du camps d’Auschwitz-Birkenau. Au-delà de celle ci se trouvait un long quai sur lequel on faisait débarquer tout le monde, de là s’opérait La Sélection. Celle-ci consistait à envoyer les faibles : vieillards, enfants, malades directement vers les chambres à gaz. D’un autre côté on regroupait les hommes et femmes de bonnes constitutions pour les envoyer travailler dans le camps ou les usines attenantes au camps.

Il faut tout de même savoir que lors des années des plus gros convoyages de déportés (ils étaient prioritaires sur les convoyages de troupes et d’armement) la Sélection ne se faisait pas et la totalité de ces Hommes étaient envoyer aux chambres à gaz, celles-ci fonctionnant alors jours et nuits.

Y.D